Entreprises et indépendants

Créer sa société : ce que la forme décide pour longtemps

Par Samuel Assouline, fondateur, expert-comptable diplômé et commissaire aux comptes

Inscrit à l’Ordre · Vérifié le 29/09/2026 · Sources en bas de page

42 500 €
taux réduit d’impôt sur les sociétés

5/5
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Vous avez un projet, des premiers clients, l’envie de démarrer. Le choix entre entreprise individuelle, EURL et SASU se fait souvent vite, pour pouvoir commencer. Il compte pourtant longtemps : sur vos cotisations, votre protection, ce que vous pourrez vous verser, et la possibilité, un jour, d’associer quelqu’un au capital.

Le cabinet vous aide à choisir en connaissance de cause, puis prend en charge les formalités de création et la suite.

La réponse courte

Quelle que soit la forme, l'impôt sur les bénéfices est le même.

Il est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice.

Ce qui change, c’est votre statut social, le traitement de vos dividendes, et l’accès à certains outils — au premier rang desquels les bons de souscription réservés aux salariés.

Concrètement

EURL ou SASU : ce que chacune emporte.

EURLSASU
Votre statutTravailleur indépendant.Assimilé salarié, affilié au régime général dès que vous êtes rémunéré.
Vos dividendesCotisations sociales au-delà de 10 % du capital, des primes d’émission et du compte courant.Aucune cotisation, aucun seuil.
Votre rémunérationLe régime propre aux gérants majoritaires, si la société est à l’impôt sur les sociétés.Celui des salaires, avec une déduction forfaitaire de 10 % ou vos frais réels.
Sans rémunérationDes cotisations minimales restent dues.Rien n’est dû au titre du mandat.
Dans le détail

À regarder avant de déposer les statuts.

10 %

Ce qui change pour vos dividendes

En EURL, vos dividendes supportent des cotisations au-delà de ce seuil. En SASU, jamais.

Lire le détail

Le seuil est de 10 % d'un montant qui additionne le capital de la société, les primes d'émission et l'argent que vous lui avez prêté — votre compte courant d'associé. Au-delà, les dividendes sont traités comme un revenu d'activité, et cotisés comme tel.

En SASU, il n'y a pas de seuil : les dividendes ne supportent aucune cotisation sociale.

En EURL, le montant du capital fixé à la création décide donc de ce que vous pourrez vous verser en dividendes sans cotisations. Autant le choisir en connaissance de cause.

Société par actions

Si vous voulez associer vos salariés au capital

Seules les SA, SAS et SCA peuvent émettre des bons de souscription pour leurs salariés. Une SARL en est exclue.

Lire le détail

Les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise — les BSPCE — ne peuvent être émis que par des sociétés par actions. Les SARL, SCS et SNC en sont exclues.

Une société créée en SARL ou en EURL pour sa simplicité devra donc se transformer avant de pouvoir intéresser ses premiers salariés au capital. La transformation prend du temps, et elle arrive au moment où on en a le moins.

Aucune condition de secteur n'est en revanche exigée : ce n'est pas un dispositif réservé aux sociétés innovantes.

42 500 €

Le taux réduit d'impôt sur les sociétés

15 % jusqu'à ce montant de bénéfice, 25 % au-delà, si votre société remplit quelques conditions.

Lire le détail

Le taux réduit suppose un chiffre d'affaires hors taxes inférieur à 10 millions d'euros, un capital entièrement libéré, et une détention à 75 % au moins par des personnes physiques.

Depuis une décision du Conseil d'État de mars 2025, une société appartenant à un groupe retient le chiffre d'affaires du groupe, avec ou sans intégration fiscale.

La troisième voie

L'entreprise individuelle, et ce qu'elle permet encore

La séparation des patrimoines y est de plein droit, et le passage à l'impôt sur les sociétés reste ouvert.

Lire le détail

Depuis 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel est insaisissable par les créanciers professionnels, sans formalité ni déclaration. Pour une entreprise antérieure, la protection ne joue que pour les créances nées après le 15 mai 2022.

Une option permet d'assimiler l'entreprise à une EURL, ce qui emporte l'impôt sur les sociétés. Ce choix est définitif, mais vous pouvez encore renoncer à l'impôt sur les sociétés jusqu'à la cinquième année comptable qui suit.

Depuis 2026, les plus-values dégagées à cette occasion peuvent être reportées ou étalées.

Ce qu'en disent les clients

Ce qui revient dans les avis.

★★★★★

5/5 sur Google

Excellent cabinet d'expertise comptable ! Samuel est très compétent, toujours disponible et de bon conseil. On sent qu'il s'investit réellement dans les dossiers et qu'il cherche les meilleures solutions pour ses clients. Je recommande sans hésitation.

Cyril Slama

Dentiste

Je recommande vivement cet expert-comptable ! Toujours disponible, à l’écoute, très professionnel et surtout d’excellent conseil. Il m’a accompagné avec rigueur et clarté dans la gestion de mon projet. Grâce à lui, je suis serein sur toute la partie comptable et fiscale.

Eliahou Bellahsen

Médecin

Samuel est expert comptable humain, dévoué pour ses clients, impliqué, à l'écoute pour chacune de vos demandes. Monsieur Assouline est un professionnel de confiance et un allié sérieux pour votre entreprise. Je vous le recommande ! Merci

Benjamin Dahan

Dirigeant de Start-up
La vraie question

Qu'est-ce que vous voulez pouvoir faire ensuite ?

La forme ne se choisit pas sur ce que vous faites aujourd'hui, mais sur ce que vous voudrez faire dans trois ans.

1

Comptez-vous intéresser des salariés au capital ?

Si oui, la forme est déjà décidée : une société par actions. Une SARL devra se transformer ; autant partir directement sur la bonne forme.

2

Que prélèverez-vous, et sous quelle forme ?

Plus la part de dividendes est grande, plus l’écart entre les deux formes se creuse.

3

Quelle couverture sociale voulez-vous ?

Le travailleur indépendant cotise moins et est moins couvert — les accidents du travail ne sont pas inclus. L’assimilé salarié cotise plus, et ne cotise pas du tout s’il ne se rémunère pas.

4

Ferez-vous entrer des investisseurs ?

Une entrée au capital suppose des titres, des statuts qui l’organisent, et un capital qui ne ferme pas la porte au taux réduit d’impôt sur les sociétés.

Vous hésitez sur l’une d’elles ? C’est ce qu’on regarde ensemble en vingt minutes, à partir de votre projet.

Si vous y allez

Comment le cabinet vous accompagne.

01

Cadrer le choix

Vos besoins de prélèvement, votre horizon, et ce que chaque forme coûte dans votre situation.

02

Constituer la société

Le capital et l'immatriculation, puis les statuts et les formalités de création, rédigés par le cabinet dans le cadre de la mission comptable qui vous lie à lui.

03

Tenir la suite

La comptabilité, les déclarations, et l'arbitrage entre rémunération et dividendes avant chaque clôture.

Questions fréquentes

EURL ou SASU, capital, facturation : ce que demandent les créateurs.

EURL ou SASU : lequel coûte le moins cher ?

C'est souvent la première question, et il n'y a pas de réponse toute faite. Un dirigeant travailleur indépendant cotise moins qu'un assimilé salarié, mais il est moins couvert et paie des cotisations minimales même sans rémunération. En SASU, les dividendes ne supportent aucune cotisation ; en EURL, ils en supportent au-delà de 10 % du capital, des primes d'émission et du compte courant. Le bon choix dépend surtout de ce que vous comptez vous verser, et sous quelle forme.

Puis-je changer de forme plus tard ?

Oui, mais pas sans coût ni sans délai. Une SARL se transforme en SAS, une entreprise individuelle peut opter pour l'assimilation à une EURL. Un point demande de l'anticipation : les conditions d'accès aux bons de souscription s'apprécient à la date d'attribution, et une société perd définitivement le droit d'en émettre dès qu'une condition cesse d'être remplie.

Quel capital faut-il prévoir ?

Aucun minimum n'est imposé pour une EURL ou une SASU. Deux points comptent pourtant. Le taux réduit d'impôt sur les sociétés suppose un capital entièrement libéré. Et en EURL, le capital, les primes d'émission et le compte courant forment le montant de référence sur lequel se calcule le seuil de 10 % des dividendes.

Quand devrai-je émettre des factures électroniques ?

Deux dates. Recevoir des factures électroniques est obligatoire pour toutes les entreprises assujetties au 1er septembre 2026, quelle que soit leur taille. Les émettre l'est au 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, et au 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises. L'émission, la transmission et la réception passent par une plateforme agréée.

Pour avancer

Vingt minutes pour y voir clair.

Changer de cabinet ne vous demande rien

01

Un premier échange

Vingt minutes, en visio ou au cabinet, pour regarder votre projet et vos priorités.

02

Signature en 48 h

La lettre de mission se signe en ligne, et le cabinet récupère vos éléments auprès de votre ancien expert-comptable.

03

On s'occupe de tout

Le cabinet reprend vos obligations et suit vos échéances.

Vous repartez avec un avis, pas un argumentaire.

Samuel AssoulineExpert-comptable diplômé, commissaire aux comptes

Toujours le même interlocuteur. Vous êtes prévenu avant chaque échéance, jamais après.

5

avis Google

  • +200clients suivis
  • +500créations d’entreprise accompagnées depuis 2017
  • 5/5note Google
Sources

D'où viennent ces chiffres.

Cette page est relue chaque année, après la publication de la loi de finances. Elle ne remplace pas un avis sur votre situation.