Praticiens de santé

Passer en SELARL : est-ce intéressant pour vous ?

Par Samuel Assouline, fondateur, expert-comptable diplômé et commissaire aux comptes

Inscrit à l’Ordre · Vérifié le 21/09/2026 · Sources en bas de page

15 %
l’impôt de la société jusqu’à 42 500 €

5/5
avis Google

Votre activité tourne bien, votre bénéfice augmente — et votre impôt avec lui, y compris sur ce que vous laissez dans le cabinet sans le prélever. C’est souvent à ce moment-là que la question de la société se pose.

Le cabinet regarde avec vous, sur vos chiffres, si c’est le bon moment.

La réponse courte

Tout se joue sur ce que vous prélevez.

La SELARL ne fait pas baisser l’impôt par magie. Elle vous donne la liberté de choisir ce que vous prélevez, et quand. Plus l’écart est grand entre ce que gagne votre cabinet et ce dont vous avez besoin pour vivre, plus elle devient intéressante.

Concrètement

Ce qui change, en un coup d'œil.

En nom propreEn SELARL
Votre bénéficeImposé en totalité chaque année, à votre taux personnel, que vous l’ayez prélevé ou non.Imposé au niveau de la société : 15 % jusqu’à 42 500 €, 25 % au-delà.
Ce que vous touchezTout le bénéfice vous revient.Une rémunération que vous fixez, et des dividendes si vous le décidez.
Vos déclarationsUne déclaration 2035.Deux : celle de la société, et votre propre 2035.
Votre annéePas de formalités propres à la structure.Des comptes à approuver chaque année, et une rémunération à décider avant la fin de l’année comptable.
Dans le détail

À connaître avant de décider.

15 % puis 25 %

L'impôt de la société

Ce que vous laissez dans la SELARL est imposé à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis à 25 %.

Lire le détail

En nom propre, tout votre bénéfice s'ajoute à vos revenus et il est imposé l'année même. En SELARL, c'est la société qui paie l'impôt sur son bénéfice ; vous n'êtes imposé personnellement que sur ce que vous en sortez.

La société ne supprime pas l'impôt : elle vous laisse choisir ce que vous prélevez, et à quel moment.

Depuis 2024

Votre rémunération

La part qui paie votre activité de soin est imposée comme un revenu libéral, et non plus comme un salaire.

Lire le détail

Jusqu'en 2023, ce que vous vous versiez comme gérant était imposé comme un salaire, avec une réduction automatique de 10 %. Depuis les revenus 2024, la part qui rémunère votre activité de soin se déclare sur votre propre 2035 : plus de réduction de 10 %, mais vos frais réels.

Une bonne nouvelle au passage : vos cotisations facultatives de retraite et de prévoyance — contrats Madelin, plan d'épargne retraite — deviennent déductibles.

Seule la part qui rémunère votre fonction de gérant reste imposée comme un salaire. Depuis une décision de 2025, sa proportion se justifie au cas par cas.

10 %

Vos dividendes

Au-delà de 10 % du capital et de ce que vous avez prêté à la société, ils supportent des cotisations sociales.

Lire le détail

En dessous du seuil, vos dividendes ne supportent que l'impôt et les prélèvements sociaux. Au-delà, ils sont traités comme un revenu d'activité, avec les cotisations qui vont avec.

Le seuil ne se calcule pas sur le seul capital.

Exemple. Capital 10 000 € et compte courant 5 000 € : le montant de référence est de 15 000 €, le seuil de 1 500 €. Tout dividende versé au-delà supporte des cotisations sociales.

Le capital fixé à la création décide donc de ce que vous pourrez vous verser en dividendes sans cotisations.

Votre patientèle

Son transfert à la société

Elle a une valeur : la transférer crée un gain imposable, à anticiper.

Lire le détail

En devenant associé de la SELARL, vous lui transférez votre patientèle. Ce transfert crée un gain que le fisc peut imposer, sauf à utiliser l'un des régimes qui permettent de l'effacer ou de le reporter. Chacun a ses conditions et vous engage sur plusieurs années.

La valeur retenue doit s'appuyer sur une méthode écrite : une valeur sans justification se discute en cas de contrôle.

Ce qu'en disent les clients

Ce qui revient dans les avis.

★★★★★

5/5 sur Google

Excellent cabinet d'expertise comptable ! Samuel est très compétent, toujours disponible et de bon conseil. On sent qu'il s'investit réellement dans les dossiers et qu'il cherche les meilleures solutions pour ses clients. Je recommande sans hésitation.

Cyril Slama

Dentiste

Je recommande vivement cet expert-comptable ! Toujours disponible, à l’écoute, très professionnel et surtout d’excellent conseil. Il m’a accompagné avec rigueur et clarté dans la gestion de mon projet. Grâce à lui, je suis serein sur toute la partie comptable et fiscale.

Eliahou Bellahsen

Médecin

Samuel est expert comptable humain, dévoué pour ses clients, impliqué, à l'écoute pour chacune de vos demandes. Monsieur Assouline est un professionnel de confiance et un allié sérieux pour votre entreprise. Je vous le recommande ! Merci

Benjamin Dahan

Dirigeant de Start-up
La vraie question

Est-ce le bon moment pour vous ?

Il n'existe pas de montant de bénéfice à partir duquel la SELARL devient automatiquement intéressante. Tout dépend de votre situation.

1

Laissez-vous une part de votre bénéfice dans le cabinet ?

Si vous prélevez presque tout ce que vous gagnez, la société apporte peu. C’est l’écart qui compte.

2

Votre impôt personnel est-il élevé ?

Plus votre taux d’imposition est haut, plus l’impôt de la société, à 15 % puis 25 %, fait la différence.

3

Combien d'années d'exercice avez-vous devant vous ?

La société a un coût chaque année. Elle se rentabilise dans la durée — et prépare aussi votre future transmission.

4

Que voulez-vous garder comme protection sociale ?

Se verser plus de dividendes et moins de rémunération réduit vos droits à la retraite. C’est un choix à faire en connaissance de cause.

Vous vous êtes reconnu dans les premières questions ? C’est ce qu’on regarde ensemble en vingt minutes, à partir de vos chiffres.

Si vous y allez

Comment le cabinet vous accompagne.

01

Vérifier que c'est le bon moment

À partir de vos chiffres réels : ce que vous gagnez, ce que vous prélevez, vos projets.

02

Préparer le passage

La valeur de votre patientèle, le calendrier, et la création de la société : les statuts et les formalités, rédigés par le cabinet dans le cadre de la mission comptable qui vous lie à lui.

03

Tenir la suite

Les deux comptabilités, et le choix entre rémunération et dividendes avant chaque fin d'année.

Questions fréquentes

Bénéfice, capital, rémunération : ce que demandent les praticiens qui passent en SELARL.

À partir de quel bénéfice la SELARL devient-elle intéressante ?

Il n'existe pas de montant à partir duquel elle le devient automatiquement. Tout se joue sur l'écart entre ce que gagne votre cabinet et ce que vous en prélevez : la société impose ce que vous y laissez à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis à 25 %, et vous n'êtes imposé personnellement que sur ce que vous en sortez. Plus cet écart est grand, plus la société devient intéressante.

Quel capital prévoir ?

Le capital compte surtout pour vos dividendes. Au-delà de 10 % du montant formé par le capital, les primes d'émission et les sommes laissées en compte courant d'associé, ils supportent des cotisations sociales. Le capital fixé à la création décide donc de ce que vous pourrez vous verser en dividendes sans cotisations.

Ce que je me verse en SELARL est-il un salaire ?

Plus pour l'essentiel. Depuis l'imposition des revenus 2024, la part qui rémunère votre activité de soin relève des bénéfices non commerciaux : plus de réduction forfaitaire de 10 %, mais vos frais réels, et la déduction de vos contrats facultatifs de retraite et de prévoyance. Seule la part qui rémunère votre fonction de gérant reste imposée comme un salaire.

Le passage en société est-il imposé ?

Le transfert de votre patientèle à la société crée un gain que le fisc peut imposer, sauf à utiliser l'un des régimes qui permettent de l'effacer ou de le reporter — chacun avec ses conditions, et des engagements sur plusieurs années. La valeur retenue doit reposer sur une méthode écrite : une valeur sans justification se discute en cas de contrôle.

Pour avancer

Vingt minutes pour y voir clair.

Changer de cabinet ne vous demande rien

01

Un premier échange

Vingt minutes, en visio ou au cabinet, pour regarder votre situation et vos priorités.

02

Signature en 48 h

La lettre de mission se signe en ligne, et le cabinet récupère vos éléments auprès de votre ancien expert-comptable.

03

On s'occupe de tout

Le cabinet reprend vos obligations et suit vos échéances.

Vous repartez avec un avis, pas un argumentaire.

Samuel AssoulineExpert-comptable diplômé, commissaire aux comptes

Toujours le même interlocuteur. Vous êtes prévenu avant chaque échéance, jamais après.

5

avis Google

  • +200clients suivis
  • +500créations d’entreprise accompagnées depuis 2017
  • 5/5note Google
Sources

D'où viennent ces chiffres.

Cette page est relue chaque année, après la publication de la loi de finances. Elle ne remplace pas un avis sur votre situation.