Praticiens de santé

Transmettre son cabinet : combien il vaut, et ce qui reste après

Par Samuel Assouline, fondateur, expert-comptable diplômé et commissaire aux comptes

Inscrit à l’Ordre · Vérifié le 28/09/2026 · Sources en bas de page

500 000 €
exonération selon la valeur transmise

5/5
avis Google

Des années de soins, des patients fidèles, un cabinet que vous avez construit : un jour, vous passerez la main. Ce que vous en retirerez tient à la valeur de votre cabinet, qu’aucun barème ne fixe, et à ce que l’opération laisse après impôt, qui se prépare des années plus tôt.

Le cabinet vous aide à établir cette valeur avec méthode, et à réunir à temps les conditions qui allègent l’impôt.

La réponse courte

La valeur d'un cabinet se défend par une méthode, pas par un barème.

Le guide d’évaluation de l’administration, édition 2026, ne comporte aucune section consacrée aux clientèles libérales, aucun multiple sectoriel — et il n’est de toute façon pas opposable.

Un pourcentage du chiffre d’affaires ne suffit donc pas à fixer un prix. Ce qui tient, c’est une méthode écrite et documentée.

Concrètement

Vendre ou donner : ce n'est pas le même régime.

Une venteUne donation
Exonération selon la valeur transmiseApplicable.Applicable — le dispositif admet le titre gratuit.
Exonération selon les recettesApplicable.Applicable.
Exonération pour départ à la retraiteApplicable.Exclue — le dispositif exige une cession à titre onéreux.
Le cumulLes deux premières s’excluent l’une l’autre : il faut choisir.Même règle.
Dans le détail

À préparer bien avant la cession.

Pas de barème

La valeur du cabinet

Aucune méthode n'est admise par l'administration pour les clientèles libérales.

Lire le détail

Le Guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés de la DGFiP, dans son édition 2026, ne comporte ni section consacrée aux professions libérales, ni multiple sectoriel. Il ne contient pas de formule mécaniquement applicable, et il n'est pas opposable au contribuable.

Appliquer un pourcentage du chiffre d'affaires annuel ne repose donc sur aucune règle officielle.

Ce qui tient, à la place : une méthode écrite, les éléments qui la fondent, et — lorsque l'enjeu le justifie — un rescrit valeur demandé avant l'opération.

500 000 €

L'exonération selon la valeur transmise

Totale jusqu'à 500 000 €, dégressive jusqu'à un million — mais pas pour une patientèle cédée seule.

Lire le détail

L'exonération est totale lorsque la valeur des éléments transmis n'excède pas 500 000 €, puis partielle jusqu'à 1 000 000 €. Deux précisions comptent pour apprécier ce seuil : l'actif circulant — stocks et créances — y participe, tandis que les biens immobiliers en sont retirés. On y ajoute les charges en capital et les indemnités stipulées au profit du cédant.

Un point décide de tout le reste. Le texte exclut expressément du dispositif les opérations portant uniquement sur la cession « de clientèle ». Une patientèle vendue seule n'est donc pas une branche complète d'activité.

Deux voies restent ouvertes. La transmission de l'entreprise individuelle, la condition étant réputée remplie dès lors que l'activité est poursuivie à l'identique par un repreneur. Ou, pour un praticien membre d'une société civile de moyens, la cession de sa clientèle concomitamment à l'intégralité de ses parts dans cette structure — à condition qu'elle ne soit pas soumise à l'impôt sur les sociétés.

Le dispositif s'exerce sur option, au dépôt de la déclaration de cessation.

90 000 €

L'exonération selon les recettes

Une autre voie, fondée sur votre chiffre d'affaires et non sur la valeur cédée.

Lire le détail

L'exonération est totale lorsque les recettes n'excèdent pas 90 000 €, puis partielle jusqu'à 126 000 €. Les recettes retenues sont la moyenne encaissée hors taxe des deux années civiles qui précèdent l'année de la cession. Cinq ans d'exercice sont exigés.

Il diffère du dispositif précédent sur deux points. Celui-ci couvre les plus-values sur les biens immobiliers inscrits à l'actif — les terrains à bâtir exceptés. Et il n'est pas cumulable avec l'exonération fondée sur la valeur transmise : il faut choisir.

Les seuils relevés en 2025 ne concernent que les cessions d'exploitations agricoles à de jeunes agriculteurs.

24 mois

Le départ à la retraite

Cessation de fonctions et départ en retraite disposent chacun de 24 mois autour de la cession.

Lire le détail

Chacun des deux événements doit intervenir dans les vingt-quatre mois qui précèdent ou qui suivent la cession. Comme ils peuvent se placer indifféremment avant ou après, jusqu'à quarante-huit mois peuvent les séparer. Cinq ans d'activité sont exigés, et l'acquéreur ne doit pas être contrôlé par le cédant — pas plus de 50 % des droits de vote ou des droits aux bénéfices, condition appréciée aussi pendant les trois années qui suivent.

Deux limites changent souvent le calcul. L'exonération ne porte que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux restent dus. Et les plus-values immobilières en sont exclues.

Ce dispositif se cumule avec l'un des deux précédents, et avec l'abattement pour durée de détention sur l'immobilier. L'ordre est fixé : l'abattement immobilier d'abord, le départ à la retraite ensuite, l'un des deux régimes d'exonération en dernier.

Il suppose enfin une cession à titre onéreux : une donation en est exclue.

Ce qu'en disent les clients

Ce qui revient dans les avis.

★★★★★

5/5 sur Google

Excellent cabinet d'expertise comptable ! Samuel est très compétent, toujours disponible et de bon conseil. On sent qu'il s'investit réellement dans les dossiers et qu'il cherche les meilleures solutions pour ses clients. Je recommande sans hésitation.

Cyril Slama

Dentiste

Je recommande vivement cet expert-comptable ! Toujours disponible, à l’écoute, très professionnel et surtout d’excellent conseil. Il m’a accompagné avec rigueur et clarté dans la gestion de mon projet. Grâce à lui, je suis serein sur toute la partie comptable et fiscale.

Eliahou Bellahsen

Médecin

Samuel est expert comptable humain, dévoué pour ses clients, impliqué, à l'écoute pour chacune de vos demandes. Monsieur Assouline est un professionnel de confiance et un allié sérieux pour votre entreprise. Je vous le recommande ! Merci

Benjamin Dahan

Dirigeant de Start-up
La vraie question

Est-ce le bon moment pour vous ?

1

Dans combien d'années comptez-vous cesser ?

Les délais du régime de départ à la retraite se comptent en mois autour de la cession : mieux vaut les avoir en tête dès maintenant.

2

Vendez-vous, ou transmettez-vous à titre gratuit ?

Le régime du départ à la retraite exige une vente. Celui fondé sur la valeur transmise admet la donation. Le choix n’est donc pas seulement familial.

3

Les murs font-ils partie de l'opération ?

Ils sont exclus de deux dispositifs sur trois, et ont leur propre réduction, liée à la durée de détention.

4

Exercez-vous en nom propre, ou en société ?

La question décide du régime applicable. Pour des parts de société soumise à l’impôt sur les sociétés, ce sont les règles des valeurs mobilières qui s’appliquent, et le levier « retraite » n’est pas le même.

Vous vous êtes reconnu dans l’une de ces questions ? C’est ce qu’on regarde ensemble en vingt minutes, à partir de vos chiffres.

Si vous y allez

Comment le cabinet vous accompagne.

01

Établir la valeur

Une méthode écrite, les éléments qui la fondent, et le dossier qui la défend en cas de contrôle.

02

Vérifier les conditions

Les durées, les délais, la nature de l'opération et la composition de ce qui est transmis — dispositif par dispositif.

03

Conduire l'opération

Les déclarations de cessation, l'option à exercer, et le calendrier des événements qui conditionnent l'exonération.

Questions fréquentes

Valeur, exonérations, retraite : ce que demandent les praticiens qui transmettent.

Existe-t-il un barème pour évaluer une patientèle ?

Non. Le guide d'évaluation de la DGFiP, édition 2026, ne comporte aucune section consacrée aux clientèles libérales, aucun multiple sectoriel, et n'est pas opposable. Un pourcentage du chiffre d'affaires ne repose sur aucune règle officielle. La valeur est libre, à condition de reposer sur une méthode écrite et documentée.

Ma patientèle cédée seule est-elle exonérée jusqu'à 500 000 € ?

Non. Le texte exclut expressément du dispositif les opérations portant uniquement sur la cession de clientèle. L'exonération suppose soit la transmission de l'entreprise individuelle, l'activité étant poursuivie à l'identique par un repreneur, soit, pour un membre de société civile de moyens, la cession de la clientèle en même temps que l'intégralité de ses parts, la structure n'étant pas à l'impôt sur les sociétés.

Puis-je cumuler plusieurs exonérations ?

En partie. L'abattement pour durée de détention sur l'immobilier, puis le régime du départ à la retraite, puis l'un des deux régimes d'exonération — celui fondé sur les recettes, ou celui fondé sur la valeur transmise. Ces deux derniers s'excluent l'un l'autre.

Si je pars à la retraite, tout est-il exonéré ?

L'exonération ne porte que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux restent dus. Les plus-values immobilières sont par ailleurs exclues du dispositif, et une donation n'y ouvre pas droit — il exige une cession à titre onéreux.

Pour avancer

Vingt minutes pour y voir clair.

Changer de cabinet ne vous demande rien

01

Un premier échange

Vingt minutes, en visio ou au cabinet, pour regarder votre situation et vos priorités.

02

Signature en 48 h

La lettre de mission se signe en ligne, et le cabinet récupère vos éléments auprès de votre ancien expert-comptable.

03

On s'occupe de tout

Le cabinet reprend vos obligations et suit vos échéances.

Vous repartez avec un avis, pas un argumentaire.

Samuel AssoulineExpert-comptable diplômé, commissaire aux comptes

Toujours le même interlocuteur. Vous êtes prévenu avant chaque échéance, jamais après.

5

avis Google

  • +200clients suivis
  • +500créations d’entreprise accompagnées depuis 2017
  • 5/5note Google
Sources

D'où viennent ces chiffres.

Cette page est relue chaque année, après la publication de la loi de finances. Elle ne remplace pas un avis sur votre situation.